Peña de las Once 2630 m
1/11/01

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Le massif du Cotiella est l'un des derniers grands anonymes des Pyrénées, malgré avoir gagné en popularité ces dernières années, notamment grâce à des articles de Pyrénées Magazine. Le seul site du lac Ibón de Plan justifie lui même le détour, et c'est jour pour jour un an après la frustration de n'avoir pu y aller (météo..) que nous le visitons enfin ! Quant aux cîmes environantes, auxquelles les habitants des 3 villages de la vallée ont donné les noms en fonction des heures du jour, il faut vraiment avoir envoir envie de s'y rendre tellement le milieu est âpre, et surtout tellement il fait bon se prélasser au soleil le long du lac. Pour celà la Peña de las Once offre l'avantage de ne pas être trop longue à gravir, accessible depuis le lac et pour dire quasiment la seule permettant de combiner aisément un sommet avec celui ci.

The massif of Cotiella is one of the last big anonymous of Pyrenees, despite beeing incrasingly more popular lately, especially by the mean of various articles in Pyrenees related magazines. The only site of the lake Ibón de Plan justifies itself having a go, and it is exactly one year after the frustration of not beeing able to go (weather..) that we visited it ! Concerning the neighbouring tops, whose the inhabitants of the 3 villages of the valley gave the names in function of the hours of the day, we must really have the aim to get there such the area is harsch, and above all especially since it is so good to lounge in the sun along the lake. For this, Peña de las Once offers the advantage to be not too long to climb, accessible from the lake and actually almost the only one allowing combining easily a top to this one.


Depuis le refuge de Llavasar, au Collado del Ibón, vue sur le flanc Ouest de la vallée de Pineta que constitue la Sierra de la Suca. Là bas tout au loin, sur un recoin de chemin dégagé, nous remarquons le Bachimala.
From the refuge of Llavasar, at the Collado del Ibón, view to the west side of the valley of Pineta that is the Sierra de la Suca. Further, in an open corner of the path, far away, we notice the Bachimala.

Un chemin très agréble nous mène petit à petit au lac. On devine d'avance la splendeur du site, sans pour autant savoir à quoi s'attendre... Nous remarquons au passage des formations de Lapiaz calcaire, qui me rappellent étrangement celles du Pic d'Anie.
A very fine way leads us slowly to the lake. We can guess in advance the splendour of the site, without anyway knowing what we will find... We notice on the way some formations of limestone Lapiaz, remembering me strangely the ones of the Pic d'Anie.

Tout d'un coup, où sommes nous ? Nous voilà soudainement transportés de l'Aragon profond au coeur des Rocheuses du Canada. Quelle limpidité, quelle verdure ! Quelle harmonie dans le dessins des plis du cirque rocheux qui nous entoure ! L'Ibón de Plan, large lac incrusté là où le calcaire est roi, ce qui est déjà rarissime, est en plus vraiment grandiose.
Suddenly, where are we ? Here we are suddenly transported from the deep Aragon to the heart of Canada's Rocky mountains. What a limpidity, what a green ! What an harmony in the designs of the layers of the rocky corrie surrounding us ! The Ibón de Plan, large lake inlayed where limestone is king, which is quite rare already, is really mindblowing.

Même si les abords de l'Ibón de Plan paraissent peu profonds (l'eau n'en est pas moins froide !), son milieu l'est davantage. Témoins de l'austérité et de la rudesse des conditions qui règnent dans ce massif du Cotiella, ces vestiges de troncs d'arbres qui gisent dans l'eau depuis des temps immémoriaux.
Even if the borders of Ibón de Plan seem not too deep (the water isn't less cold !) its middle is more. Witnesses of the austerity and rudeness of the conditions ruling this massif of Cotiella, these remains of wood trees lying into the water since immemorial times.

Une telle oasis de verdure dans un massif aussi stérile s'explique en partie par l'exposition plein Nord de ce cirque.
Such a green oasis in such a sterile area can be explained partly by the exposition in full North of this corrie.

Nous remontons à présent le sentier jusqu'au Colladeta del Ibón. Le lac parait alors ne plus être qu'une flaque mal séchée au milieu de cet amoncèlement impitoyable de roches friables. De l'autre côté, versant Sud, se déploie l'Espagne, de plus en plus plate derrière le Turbón.
We climb up the path until the Colladeta del Ibón. Now the lake seem to be only the poor remain of a puddle of water in the middle of this pityless accumulation of dry rocks. On the other side, looking south, is spreading the wide Spain, more and more flat behind the Turbón.

L'efficacité de deux pas semble n'en être que d'un, en remontant la pente jusqu'à cette antécîme de la Peña de las Once. La suite devient alors une spectaculaire arête jusqu'au sommet. Si bien découpée qu'elle puisse être, la cîme de la Peña de las Once fait pâle figure toisée par les seigneurs de ce massif, les pics voisins d'Espouy et du Cotiella striés comme des zèbres par la neige.
The efficiency of two steps seem to be of only one, while climbing the slope until this secondary top of the Peña de las Once. The rest becomes then a spectacular ridge walk until the summit. So well shaped that it can be, the top of Peña de las Once makes poor figure, overlooked by the lords of this massif, the nearby peaks of Espouy and Cotiella, featured as zebras by the snow.

Une autre alternative pour le retour consistait à continuer vers la Peña de la Mediodia, et redescendre à gauche en coupant, mais que nous n'avons pas pensé à tester. Derrière cette arrête apparaissent les massifs du Mont Perdu et de la Munia, contreforts de la vallée de Pineta. A l'Est par contre, c'est la vallée de Venasque et le massif de la Maladeta qui montre toutes ses dents. Quel superbe point de vue sur toutes les grosses pointures des Pyrénées centrales !
Another alternative for the return consisted in continuing towards the Peña de la Mediodia, and unclimb left while cutting, but that we didn't mind to try. Behind this arête appear the massifs of Mont Perdu and Munia, sides of the valley of Pineta. On the East, it is the valley of Venasque and the massif of Maladeta who shows all its teeth. What a fine viewpoint on all the stars of the central Pyrenees !


Et au milieu, juste sous nos pieds (presque au sens propre...), la très pittoresque vallée de Gistaín et ses grands peupliers oranges, avec les trois villages de Gistain, San Juan de Plan et Plan. L'Eriste qu'ici on ne voit pas entièrement, domine la fameuse piste menant au Col de Sahùn, où nous sommes allés l'an passé.
And in the middle, just underneath (almost on the right sense...) the very pittorsque Gistaín valley and its tall orange poplar trees, with the three villages of Gistain, San Juan de Plan, and Plan. The Eriste, that we can't see completely here, overlooks this famous track leading to the Col de Sahùn, where we went last year.

De retour vers le lac, déjà recouvert par l'ombre du soir. Brrr, il commence à cailler ! La Punta Suelsa, elle encore illuminée, se reflète quelques derniers instants sur la surface de l'Ibón de plan, qui lui dort déjà.
Back down to the lake, already recovered by the evening shadow. Brrr, it's beginning to freeze ! The Punta Suelsa, still shining, is reflecting some last instants on the surface of the Ibón de plan, who is himself already sleeping.
Cliquez ici pour voir à quoi ressemble ce lieu en hiver !
Click here to see what does this place looks like in winter !
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